Tuesday, February 24, 2009

Guadeloupean musicians committed to the strike LE MONDE | 19.02.09 | 16h23


Les musiciens guadeloupéens engagés en faveur de la grève
LE MONDE | 19.02.09 | 16h23

"(Guadeloupe, it is up to us, Guadeloupe does not belong to them, they will not do what they want our country). The slogan sung in short events since the beginning of the movement in the skin of the drums in front of the Palace of mutuality in Pointe-à-Pitre, the headquarters of the strikers."

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3246,50-1157554,0.html


"Every night, musicians take turns during or after the negotiations: Wopso the group, Erick Cossack, Max Kiavué the warriors tambouyés. At the foot of the podium, the drummers hammer rhythms gwo ka, the traditional style that is the soul of the music guadeloupéenne identity."

Introduction:The situation in the Caribbean island of Guadeloupe is an insult to the dignity of man in the world and the international community must be vigilant.
It is much more than a strike by trade union rights is a struggle for social and human rights they are entitled by the spirit of the laws governing the United Nations and at the same time the beginning of the end of the old French colonial racism in America .

lOur Opinion:The cultural identity of Guadaloupe, in general terms, the French Caribbean, is not negotiable, neither can be measured in euros.
The French government are the great responsable, are the main Paris politicians in charge supporting this unmoral situation for decades, so they must go to end the every day discrimination in the islands of one percent of white families with families in France who exercise power over 99 percent of the Caribbean population consists of mestizos.
The policy against discrimination, apartheid and for equal opportunities for all positions on public health, education, employment and habitat must be guaranteed by the French government through legislation to put an end to corruption, a source of inequality.
The unjust policy of prices and wages that condemn people to be mere servants of the powerful role in local tourism and the plundering of natural resources must end.
We are in America area, in the XXI century, you can still lived with the psichology of Louis XVI or Napoleon.You can still dividing the world in "petites blancs" and caribbeans slaves able to workd in a miserable conditions of life without future and rigth to his own identity.
La situation dans l'île caraïbe de la Guadeloupe est une insulte à la dignité de l'homme dans le monde et la communauté internationale doit être vigilante.
Il est beaucoup plus que d'une grève des droits syndicaux est une lutte pour les droits sociaux et humains, ils sont en droit de l'esprit des lois régissant l'Organisation des Nations Unies et, en même temps le début de la fin de l'ancienne colonie française en Amérique, le racisme .
L'identité culturelle de la Guadeloupe, de manière générale, les Antilles françaises n'est pas négociable, ni peut être mesuré en euros.
Le gouvernement français, le principal de Paris pour mettre fin à la discrimination d'un pour cent des familles blanches avec des familles en France et qui exercent le pouvoir, plus de 99 pour cent de la population des Caraïbes se compose de métis.
La politique de lutte contre la discrimination, l'apartheid et pour l'égalité des chances pour tous les postes sur la santé publique, l'éducation, l'emploi et de l'habitat doit être garanti par le gouvernement français par le biais de mesures législatives pour mettre fin à la corruption, une source d'inégalité.
La politique injuste des prix et des salaires qui condamnent les gens à être de simples agents du puissant rôle dans le tourisme local et le pillage des ressources naturelles doit cesser.
Gualterio Nunez Estrada, Sarasota, Florida.


a Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa ta yo, yo pé ké fè sa yo vlé adan péyi an nou" (la Guadeloupe c'est à nous, la Guadeloupe ne leur appartient pas, ils ne feront pas ce qu'ils veulent de notre pays). Le slogan chanté dans les manifestations court depuis le début du mouvement dans la peau des tambours frappés devant le Palais de la mutualité à Pointe-à-Pitre, quartier général des grévistes.

Chaque soir, des musiciens se relayent pendant ou après les négociations : le groupe Wopso, Erick Cosaque, Max Kiavué, les guerriers tambouyés. Au pied du podium, les joueurs de tambours martèlent les rythmes du gwo ka, le style traditionnel qui est l'âme musicale de l'identité guadeloupéenne.

Certains soirs, les artistes les plus en vue de l'île débarquent spontanément. L'enfant chéri des Guadeloupéens Patrick Saint-Eloi, ancien du groupe Kassav', Admiral T, Soft, Dominik Coco, TiMalo, K'Koustik... Tous semblent impliqués dans le mouvement. Ce n'est pas une fronde collective des artistes. "Nous sommes simplement fondus dans la population", précise Fred Deshayes, professeur de droit, chanteur et leader du groupe Soft.

Le titre phare du groupe, Krim Kont la Gwadloup, sorti en juin 2005, est revenu tourner sur les ondes ces derniers temps. "Cette chanson correspond à un sentiment de défense de la Guadeloupe, à une volonté d'exprimer sa dignité d'être guadeloupéen", explique le chanteur. Elle renvoie aussi à une idée plus large : les responsabilités de ce qui arrive ne sont pas seulement extérieures à l'île.

"Dans ce que nous vivons aujourd'hui, il y a en fait la conjonction de plusieurs souffrances. Celles des plus démunis, le mécontentement généralisé des consommateurs, et les souffrances de blessures anciennes, d'un héritage mal assumé de notre passé. Il fallait ce coup de gueule contre la vie chère, déclare le slameur TIMalo, et en tant qu'artiste je me devais d'être présent moi aussi, d'apporter mon soutient au collectif."

Et le musicien Willy Salzedo de renchérir : "Beaucoup de personnes sont assez désabusées car elles ne voient pas d'issue, mais paradoxalement tout le monde a envie de rallier le mouvement, même ceux qui étaient contre au départ, comme moi par exemple."

VOUKOUM

Le sentiment d'être méprisé par le gouvernement a emporté les hésitations. "Le mouvement dépasse les simples revendications sociales", ajoute-t-il. A l'image du chanteur Dominik Coco, la plupart des musiciens estiment simplement "logique que l'on soit là".

En cette période de carnaval, les groupes, porteurs de revendications identitaires, sont en première ligne. A l'instar d'Akiyo, sur la Grande-Terre, au Nord de l'île, Voukoum s'agite à Basse-Terre. Mouvement créé en 1988, mobilisé pour la sauvegarde et le renouveau du patrimoine culturel de la Guadeloupe, Voukoum fait partie du collectif qui anime la grève.

"C'est notre place, nous adhérons totalement aux revendications qui sont posées, explique Amédée Labiny, un des responsables du groupe, qui revendique plus de 300 membres. Le mot même, "voukoum", signifie désordre. Désordre pour mettre en place un nouvel ordre, une proposition culturelle dans laquelle les Guadeloupéens puissent se reconnaître."

Ce mercredi 18 février, pourtant, l'enthousiasme des premiers jours a fait place à l'inquiétude après la mort d'un homme tué par balle sur une barricade. "Nous sommes tous atterrés et craignons un peu pour la suite. Quelle va être la réaction des gens ?", soupire Fred Deshayes. La chanteuse Tanya Saint-Val, l'un des noms les plus célèbres du zouk, affirme son adhésion à "certaines revendications", mais "surtout pas aux violences et débordements qui se passent depuis deux jours".

Patrick Labesse
Article paru dans l'édition du 20.02.09

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